Je suis venu un jour à la cour d'un roi...
Je suis venu un jour à la cour d'un roi,
Non ce n'était pas la cour des miracles,
Mais juste un ramassis de gens sans lois,
Pour lesquels inutiles sont les oracles.
J'ai senti leurs regards bien perfides,
et leurs courbettes obséquieuses.
Observé leurs larges mains avides
Deviné leurs pensées belliqueuses.
Je suis venu un jour à la cour d'un roi,
D'ailleurs ici le seul homme de foi,
Cerné de gens assoiffés de puissance.
J'ai chanté mes ballades, le cœur aux abois.
J'ai conté des histoires qui ne leur ressemblaient pas.
Ces gens là, vous savez, ne vous écoutent pas,
Ils vous jugent d'abord, pour mieux vous exécuter,
Drapés de dignité, derrière de grands signes de croix.
Je suis venu un jour à la cour d'un roi,
il y avait des marquises de sang et de fesses,
Des noblesses de cœur, des nobles de particules,
De pieuses intrigantes et de beaux damoiseaux.
Il y avait un monarque, il y avait des princesses,
De nobles chevaliers sur de noirs destriers,
Et un fou à genoux sur une chaise à bascule.
il faisait chaud et bon. C'était pour rassurer.
Je suis venu un jour à la cour d'un roi,
Le dernier survivant consanguin et déchu,
D'une dynastie bleue dont le sang n'en peut plus.
Je suis venu un jour à la cour d'un roi....
Par hasard...
Paroles et musique: Erwens
Copyright SACEM
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