Mais non Messie
Ils marchent dans les rues
Se tiennent par la main
Parlent fort parlent haut
Se traitent d'inconnus
Parfois dans le dédain
C'n'est pas leur seul défaut
Innocents aux mains pleines
On peut lire la haine
Leurs joies ou bien leurs peines
Triomphant dans l'arène
Quand ils croisent le fer
Dans un dernier délire
Masqués par leurs sourires
Immondes ou bien amers
Ils vous envoient direct
Des bouffées bien infectes
Capables du meilleur,
Comme souvent du pire
Prêts à donner les leurs
Pour tout l'or d'un empire
Alors venus d'ailleurs
Comme des vents nouveaux
Se dessinent des héros
Qui portent le chapeau
De toutes nos erreurs
Nos péchés capitaux
Peuvent-ils racheter,
Par quelques faits marquants
Toutes nos erreurs passées
A coups de talismans .
Ivresse des profondeurs
Leur âme à sa noirceur
Bercée par nos malheurs
Nourrie de ces erreurs.
Est il déjà trop tard
Que pour quelques dollars,
S'achètent les cauchemars.
Est il encore trop tôt
Que pour quelques euros
Se brisent nos idéaux.
Drôles de révolutions
En forme de convulsions.
Changements de factions,
Bourreaux en mal d'action.
Le peuple à son opium
Tandis que brûle Rome.
Même histoire même tome,
Changement de système,
Ce sont toujours les mêmes
Qui jettent l'anathème.
Mais la nature est telle,
C'est un fond de poubelle.
L'histoire n'est pas si belle,
Nous lui sommes fidèles.
Quand je lis le journal
Je n'trouve pas ça banal
Et tout ça me fait mal.
Et le règne animal
Est au dessus de nous.
Dans ce monde de fous
Y a rien d'original
Dans ce monde bancal
Le rouge est le fanal
De nos bêtises sidérales.
Que rest'ra-t-il de nous,
Y a plus personne au clou !
J'ai peur je vous l'avoue.
Plus personne à sauver
Plus rien à regretter
Même pas l'humanité.
Erwens (Tous droits réservés)
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